Éducateur(trice) spécialisé(e) : un rôle important

Comme un psychologue, l’éducateur spécialisé est formé à comprendre l’humain. Mais son objectif n’est pas de comprendre les causes d’un mal. « On veut plus favoriser l’adaptation du patient dans sa vie de tous les jours », décrit Mélanie L’Heureux Lapalme, psychoéducatrice et enseignante au Cégep de Montmorency en Techniques d’éducation spécialisée (TES).

En effet, un éducateur spécialisé aide des personnes de tous les âges et ayant toutes sortes de problèmes d’adaptation : physiques, affectifs, intellectuels, sociaux, neurologiques, de santé mentale, toxicomanie, etc. 

Aider, jusqu’où ?
Le but de son travail est donc d’accompagner un individu dans les situations quotidiennes, selon ses besoins spécifiques. Cela, afin qu’il s’intègre à son environnement ou avec des personnes de son âge.

Mais pour combien de temps ? « En CPE, la mission s’arrête quand l’enfant entre à l’école. Pour les autres, ça dépend des problèmes. Une personne handicapée aura besoin d’aide toute sa vie », détaille Mme L’Heureux Lapalme.

Quels défis ?
Si les éducateurs spécialisés sont de véritable touche-à-tout, c’est qu’ils travaillent auprès d’un large éventail de patients, ce qui les pousse à utiliser une grande panoplie de techniques d’approches et d’intervention. 

Parmi celles-ci, on retrouve les arts, les sports, les jeux ou les technologies. « Durant la formation en TES, des cours sont donnés pour stimuler la créativité. On leur montre les différents outils à utiliser avec la diversité de clientèle », dit Mme L’Heureux Lapalme.

Au-delà des larges connaissances et d’un sens de l’adaptation, l’éducateur spécialisé doit constamment travailler sur soi et sur ses perceptions de ses patients. « En éducation, on est son propre outil de travail », déclare-t-elle.

Perspectives d’avenir ?
En 2015, 44 % des éducateurs travaillaient dans des écoles publiques ou privées, selon Emploi-Québec. Les autres peuvent rejoindre les services sociaux, le réseau de la santé, l’administration publique, les centres jeunesse ou encore les milieux communautaires.

Seulement, comme beaucoup d’autres au Québec, la profession connaît une forte pénurie de main-d’œuvre, qui a un impact direct les conditions de travail des éducateurs. Les stagiaires encore en études aident à combler les heures manquantes. Le nombre de suivis à faire augmente. « Cela crée une détresse, qui a été bien documentée », déplore l’enseignante. 

Le fait que l’éducateur soit « son propre outil de travail » est un enjeu d’autant plus important dans ces conditions. Mélanie L’Heureux Lapalme rappelle alors qu’il est crucial de prendre soin de soi pour bien faire son travail.

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