La santé numérique au Canada

Le secteur de la santé est en train de vivre une véritable révolution avec la santé numérique: résultats des traitements améliorés, réduction des coûts, facilité d’accès aux soins et aux interprétations entre intervenants. Inforoute Santé du Canada estime aujourd’hui à 16 milliards de dollars la valeur des avantages qu’ont procurés depuis 10 ans (2007) les investissements dans la télésanté, les sytèmes d’imagerie et les systèmes d’information.

 TOUS À L’HEURE DU NUMÉRIQUE

Depuis le milieu des années 2000, le système de santé déploie des solutions de santé numériques diverses et variées. À titre d’exemple, en 2013, le Canada comptait près de 45 000 utilisateurs de dossiers de santé électroniques (DES). Entre 2010 et 2014, le pourcentage de praticiens utilisant le DES est passé de 41 % à 64 %. Du côté des patients, l’intérêt pour la technologie est tout aussi grand. Les consommateurs n’hésitent plus à se connecter sur Internet ou à surfer sur les solutions mobiles « prescrites » par leurs médecins. Ils sont 90 % à juger satisfaisante leur expérience sur le Web et 96 % à estimer que le système de santé doit recourir au numérique.

LA SANTÉ AU BOUT DES DOIGTS

À l’heure actuelle, le patient féru de technologie peut obtenir de l’information sur son état de santé, surveiller ses signes vitaux, sa fréquence respiratoire, l’activité électrique de son système cardiovasculaire, etc. Grâce à son téléphone intelligent, les données seront transmises directement vers le spécialiste ou vers un moteur analytique qui génèrera des alertes et permettra au patient de prendre une décision – clinique ou administrative – rapidement. En parallèle, les appareils mobiles permettront au patient de bénéficier de consultations virtuelles, de la télésurveillance en cas de malades chroniques ou d’une prise de congé de l’hôpital.

En 2017, 75% des Canadiens avaient entenu parler de la santé numérique, mais moins d’un quart des patients ont utilisé des services en ligne pour renouveler leurs ordonnances (22%), accèder et visualiser leurs dossiers médicaux en ligne (20%), prendre des rendez-vous avec des professionnels médicaux (17%) et consulter des professionnels de la santé en ligne (14%). 60% des patients apprécieraient néanmoins accèder et utiliser ces services.

DES EXIGENCES À LA HAUTEUR DES AMBITIONS

D’après Inforoute Santé du Canada, la santé mobile ne pourra se développer que si les différents acteurs du secteur de la santé :

sont convaincus du professionnalisme des éditeurs de logiciels, de la fiabilité de leurs applications et de l’exactitude de leurs données;
Invitent leur département des technologies de l’information et de la communication à concevoir une stratégie de santé mobile au sein de la santé numérique, à s’assurer que tout nouveau développement comporte une option interface-utilisateur mobile, à investir stratégiquement pour que les téléphones intelligents et les tablettes puissent s’intégrer de façon harmonieuse dans l’ensemble du réseau de la santé, à créer des normes pour la gestion des appareils et des applications contenant des données personnelles et confidentielles, à recourir à des services spécialisés pour la sauvegarde du contenu des appareils et des applications afin que le praticien trouve et prescrive les meilleures solutions cliniques à son patient.
 

Pour que les nombreux avantages de la santé mobile (commodité, accessibilité en tout temps, diversité des plateformes et grande variété des applications) se traduisent par des gains pour le système de santé, celui-ci doit opter pour des solutions qui transformeront le réseau, assureront sa pérennité et augmenteront l’implication du patient.

À lire : le rapport annuel d’Inforoute Santé du Canada la santé numérique au cœur des discussions

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