Être infirmière… au Nunavik !

Il y a environ un an, Rachel Meunier, une jeune infirmière habitée par un fort désir d’autonomie, s’est lancée tête première dans une expérience un peu folle : soigner des patients dans le Grand Nord. Une graine qui germait depuis le début de ses études en santé, au Cégep.

Une fois son baccalauréat en poche, la jeune infirmière n’avait qu’un but : tout mettre en place pour être prête à s’aventurer en région très éloignée. « J’avais envie de découvrir de nouvelles cultures et voir d’un nouvel œil les soins de santé », mentionne-t-elle.

Mais pour aller dans le Nord, il faut de l’expérience, et pas n’importe laquelle.

L’absence de médecins — ils se rendent dans les dispensaires une fois par mois — confère une grande autonomie à ces travailleuses de la santé. Elles se retrouvent donc avec un rôle élargi, leur permettant des actes que seuls les médecins sont autorisés à faire en temps normal.

Après avoir effectué un stage au Sénégal et en Inde, travaillé en urgence puis occupé un poste en pédiatrie sociale à Montréal-Nord, en deux ans, Rachel Meunier s’est sentie fin prête pour ce défi qui l’habitait depuis si longtemps.

Une fois que l’agence Solution Nursing, spécialisée dans le Nord, l’a recrutée, elle a suivi une formation d’environ un mois et demi afin de se préparer à ce qui l’attendait. De son côté, elle a lu une foule d’information au sujet de la vie dans les communautés autochtones.

Depuis un an, Rachel Meunier se promène de village en village. Elle en apprend beaucoup sur la culture et les langues autochtones. Elle gagne un bon salaire, a des horaires flexibles et choisit les villages dans lesquels elle veut se rendre.

Ce ne sont là que quelques avantages à travailler au Nunavik en tant qu’infirmière. De nombreux autres s’ajoutent à cette liste, comme le transport fourni, de même que le logement, meublé. Les congés ne laissent pas leur place : « On travaille pendant un mois, puis on a un mois de vacances. C’est nous qui choisissons. Certains travaillent aussi pendant deux mois, puis partent un mois. Au bout de l’année, c’est presque quatre mois de vacances. Mais il s’agit d’un emploi exigeant autant physiquement que mentalement. Il nous faut cette période de repos pour recharger nos batteries », précise-t-elle.

Travailler en agence est toutefois différent des infirmières embauchées directement par les centres de santé. Ces dernières cotisent à des fonds de pension, ont leurs vacances payées ainsi que les billets d’avion pour eux et leur conjoint.

« Je ne suggérerais pas d’aller là si l’objectif, c’est de faire de l’argent, dit Rachel. Ça peut faire du tort aux communautés. J’ai toujours été bien accueillie. Mais on peut être un irritant. On est des blancs qui arrivent dans leurs communautés, quand même… »

Un an après être partie, elle ne regrette en rien de s’être lancée dans cette expérience.

« Ça m’a appris beaucoup. On travaille sur soi, sur son stress. Il y a des villages sans accès à Internet. On reprend contact avec la nature. C’est aussi un rythme de vie complètement différent. On a tendance à se projeter dans le futur. Les Inuits, eux, vivent le moment présent. »

Ensorcelée par la toundra et les paysages à perte de vue, Rachel Meunier compte travailler encore plusieurs années au Nunavik.

Trouver un poste au Nunavik ou le Grand Nord: 

https://www.emploisante.ca/offre/qc/chisasibi/travailleur-euse-s-sociaux-recherche-e-s/1142339/

https://www.emploisante.ca/employeur/conseil-cri-de-la-sante-et-des-services-sociaux-de-la-baie-james/8209/

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